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CONJONCTURE
INTERNATIONALE POUR L'ANNEE
2007
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La croissance de l’économie mondiale est restée rigoureuse en 2007 en dépit de la persistance des turbulences observées sur les marchés financiers.
Le taux de croissance du PIB mondial s’est élevé à 4,9% en 2007 contre 5% en 2006.
L’activité a été portée essentiellement par l’expansion des économies émergentes particulièrement la Chine et l’Inde.
Aux Etats-Unis, la correction du secteur de l’immobilier résidentiel a pris beaucoup d’ampleur surtout vers la fin de l’année entraînant dans son sillage les autres pays avancés tels que la zone euro et le Japon.
Les perspectives de croissance à court terme ont été revues à la baisse. La croissance mondiale a été estimée à 3,7% en 2008 et 2009, soit 1/2 point de moins que ce qui a été prévu par les services du FMI en janvier 2008.
L’inflation s’est inscrite en hausse dans la plupart des pays dans le monde, notamment, les pays émergents et en développement sous l’effet de l’envolée des prix de l’énergie et de l’alimentation.
S’agissant des marchés des produits de base, le cours du pétrole a atteint de nouveaux records en 2007. Le 7 novembre, le cours du Brent s’est élevé à 92,7 dollars le baril.
Cette tendance haussière s’est poursuivie en 2008. En effet, le prix du baril a atteint 109,5 dollars le 9 avril 2008 pour clôturer la séance à 108,47 dollars. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le pétrole a terminé à 110,87 dollars après être monté à 112,21 dollars en séance.
Aux Etats-Unis, l’activité économique s’est de nouveau ralentie au quatrième trimestre 2007 en enregistrant un taux de croissance trimestriel de 0,2% contre 1,2% au troisième trimestre, la principale raison étant la chute de l’investissement résidentiel.
En outre, les dépenses de consommation des ménages et les exportations nettes qui ont réussi à soutenir la croissance au troisième trimestre, se sont fortement affaiblies au dernier trimestre de l’année. De même, l’ajustement des stocks a énormément pesé sur l’évolution de la croissance américaine.
La croissance annuelle s’est élevée à 2,2% en 2007 contre 2,9% en 2006.
L’économie américaine a continué de subir les effets de la crise de l’immobilier en 2008 qui prend de plus en plus d’ampleur.
Les prix de l’immobilier continuent de chuter. En décembre, le prix de vente moyen d’un logement neuf a diminué de 11% par rapport au mois de novembre. En janvier, le prix d’un appartement a perdu 15,1% de sa valeur en glissement annuel.
Les ventes de logements neufs ont baissé plus fortement que prévu en décembre, soit de près de 5% leur plus bas niveau depuis près de 3 ans, 2,8% en janvier 2008 ; tandis que les procédures de saisies de logements ont augmenté (+0,8 % en janvier 2008 par rapport à décembre 2007).
Les banques sont également très affectées par cette crise en voyant leurs actifs se déprécier du fait de la chute continue de la valeur de leurs portefeuilles adossés à des prêts hypothécaires à risque et notamment les « subprimes ». Ce phénomène ne se limite plus aux banques américaines puisque de plus en plus de banques de l’Outre-Atlantique sont touchées en essuyant d’énormes pertes.
Entre l’immobilier qui chute et l’essence qui flambe ; le moral des ménages américains est au plus bas. L’indice de confiance des consommateurs a perdu 12 points en un mois en février.
Les économistes craignent une chute brutale des dépenses de consommation qui représentent trois quarts du produit intérieur brut des Etats-Unis dans un contexte de détérioration du marché du travail.
S’agissant de l’évolution des prix, les prix à la consommation ont affiché une hausse annuelle de 2,8% en 2007, en retrait de 0,4 point de pourcentage par rapport à 2006. Hors énergie et produits alimentaires, l’inflation s’est établie à 2,3% contre 2,5% en 2006.
Cependant, les tensions inflationnistes se sont intensifiées au cours des derniers mois de l’année sous l’effet du renchérissement du coût de l’énergie.
Les prix à la consommation ont évolué au taux annuel de 4,3% en novembre 2007 pour revenir à 4,1% en décembre 2007.
En 2008, l’inflation s’est à nouveau accélérée pour s’établir à 4,3% en janvier. Par rapport au mois précédent, elle s’est élevée à 0,5% en janvier contre une déflation de 0,1% en décembre.
Cependant, la Fed a choisi de privilégier la croissance au détriment de l’inflation en réduisant son taux des fonds fédéraux de 300 points de base depuis août 2007 en le ramenant à 2,25%.
Les services du FMI ont revu à la baisse leurs projections pour 2008 (1,5% contre 1,9% prévus initialement), ce qui renforce l’idée d’une possible récession aux Etats-Unis durant les prochains mois.
Après une belle reprise au troisième trimestre 2007, la croissance de la zone euro a, à nouveau, subi un net coup de frein au quatrième trimestre fragilisée par le ralentissement américain qui est de plus en plus influent.
La croissance a diminué de moitié d’un trimestre à l’autre passant de 0,8% à 0,4%.
Par ailleurs, la hausse des cours du Brent, l’euro fort, le durcissement des conditions d’accès au crédit sont autant de facteurs qui ont freiné l’activité de la zone, augurant de risques de difficultés économiques en 2008.
La commission européenne a fortement abaissé ses prévisions pour 2008 concernant la zone euro, soit 1,8% contre 2,2% prévu initialement.
La croissance annuelle est passée de 2,9% en 2006 à 2,6% en 2007.
Les économistes parlent de stagflation, une situation alliant une faible croissance et une forte inflation.
En moyenne de l’année 2007, l’inflation est restée relativement modérée en s’élevant à 2,1% contre 2,2% un an plutôt.
En décembre 2007, les prix à la consommation se sont accrus de 3,1% contre 1,9% en décembre 2006.
L’inflation de la zone s’est élevée à 3,2% sur un an en janvier. En janvier 2007, le taux d’inflation n’était qu’à 1,8%.
Par ailleurs, l’euro fort risque de mettre à mal l’activité touristique de la zone euro, il altère déjà le pouvoir d’achat des touristes américains et ceux de la zone dollar.
Les exportations risquent également d’être touchées.
La Banque Centrale Européenne a décidé de maintenir le statu quo monétaire lors de sa réunion du 6 mars 2008, son principal taux directeur reste donc inchangé à 4%, sa priorité étant de lutter contre les risques qui pèsent sur la stabilité des prix.
La croissance de la Grande Bretagne s’est tassée au quatrième trimestre 2007 en s’élevant à 2,9% en glissement annuel contre 3,3% au trimestre précédent. En rythme trimestriel, le taux de croissance économique s’est établi à 0,6%, en retrait de 0,1 point de pourcentage par rapport au troisième trimestre du fait du recul de la consommation des ménages.
Cependant, sur l’ensemble de l’année, l’activité économique s’est en général consolidée en affichant un taux de croissance du PIB réel de 3,1% contre 2,7% en 2006 grâce aux effets de richesse positifs liés aux prix élevés de l’immobilier résidentiel.
Les investissements des entreprises, qui ont bénéficié de taux de rentabilité élevés en 2006, sont demeurés stables en 2007 compte tenu de la hausse des taux d’intérêt.
La hausse des prix à la consommation s’est élevée à 2,1% en décembre 2007 après avoir atteint un pic de 3,1% en mars 2007.
Le taux d’inflation s’est situé à 2,3% en moyenne annuelle, soit au-dessus de l’objectif de 2% fixé par la Banque de l’Angleterre.
Cette dernière a relevé à maintes reprises son taux d’intérêt directeur durant l’année en question le portant à 5,75% le 5 juillet 2007, soit son niveau le plus élevé depuis avril 2001, sous l’effet de l’abondance du crédit.
Ensuite, en raison des retombées des turbulences financières provoquées par la crise des « subprimes » aux Etats-Unis, la Banque d’Angleterre a commencé à revoir sa politique en réduisant son taux de 25 points de base le 6 décembre 2007, le ramenant ainsi à 5,5%.
Elle a continué de détendre les conditions d’octroi du crédit au début de l’année 2008 en procédant à deux nouvelles baisses de 0,25%.
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