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La Banque Centrale de Tunisie

CONJONCTURE INTERNATIONALE

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La reprise de l’activité mondiale s’est poursuivie au cours du premier trimestre 2010 sous l’effet des mesures de relance monétaire et budgétaire.

Les tensions inflationnistes sont demeurées modérées en raison de la faible évolution de la demande internationale.

Dans la zone euro, les données disponibles au premier trimestre 2010 attestent d’un taux de croissance du PIB réel de 0,2% par rapport au dernier trimestre 2009.

Les dépenses des ménages sont demeurées modestes au premier trimestre 2010. Le volume des ventes du commerce de détail est resté stable dans la zone euro au mois de mars 2010 après avoir enregistré une baisse de 0,2% et 0,3% respectivement aux mois de février et de janvier 2010.

En France, la croissance s’est limitée à 0,1% contre 0,5% au quatrième trimestre 2009 en raison d’un niveau de consommation atone et  d’un repli de l’investissement. En revanche, les exportations ont enregistré un rebond de 3,9% au premier trimestre 2010 contre 0,4% au trimestre précédent, alors que les importations ont ralenti, passant de 2,6% à 2% d’un trimestre à l’autre.

En Allemagne, la croissance est demeurée stable en rythme trimestriel, soit à 0,2%, tirée essentiellement par l’investissement.

L’inflation de la zone euro s’est accrue de 0,5% en avril par rapport au mois de mars 2010 et de 1,5% par rapport au même mois de l’année précédente. Cette accentuation est imputable principalement à la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires.

 Lors de sa réunion du 6 mai 2010, le Conseil des Gouverneurs a décidé de laisser inchangés les taux d’intérêts directeurs de la BCE en soulignant que le niveau actuel des taux d’intérêt demeure approprié.

Au Royaume-Uni,  la croissance économique s’est élevée de 0,3% au cours des trois premiers mois 2010 contre 0,4% au quatrième trimestre 2009 grâce à la consolidation de l’activité industrielle.
 
Le taux d’inflation a fortement augmenté au mois de mars 2010 en se situant à 3,4% contre 3% en février en raison de l’expiration de la réduction temporaire du taux de la TVA et de la hausse des prix de l’énergie.

La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur à 0,5%.
 
Aux Etats-Unis, l’expansion de l’activité économique s’est poursuivie au début de l’année 2010 en affichant un taux de croissance positif pour le troisième trimestre consécutif, enregistrant ainsi une augmentation de 0,8% au premier trimestre contre des croissances  respectives de 1,4% et 0,6% aux quatrième et troisième trimestres 2009. Au cours des trois premiers mois 2010, la croissance a été freinée par le retrait des dépenses publiques, le recul de l’investissement résidentiel et le ralentissement des échanges commerciaux.

La croissance a été principalement soutenue par les stocks pour près de la moitié.

La consommation des ménages a également contribué positivement à cette évolution grâce à un taux de progression de 3,6% en termes annuels au cours des trois premiers mois 2010. Les investissements en équipements et logiciels ont en outre dopé les dépenses des entreprises.

L’indice des prix à la consommation s’est élevé à 2,3% en mars 2010 contre 2,1% en février. Cet accroissement est imputable au renchérissement de certains produits alimentaires comme les fruits et les légumes.

Comme l’ont prévu les économistes et les marchés, la Réserve Fédérale a maintenu le statu quo monétaire sur son taux des fonds fédéraux dans la fourchette entre 0 et 0,25%, lors de sa réunion du 28 avril 2010.

Au Japon, l’activité économique a continué de s’améliorer au cours du premier trimestre 2010 en affichant une croissance de 1,2% par rapport au quatrième trimestre 2009 grâce à une croissance solide des exportations et la consolidation de la demande intérieure.

Les exportations en volume ont progressé de 44 % en mars en glissement annuel contre 45,9 % en février ; tandis que les importations ont augmenté de 17 % en glissement annuel contre 22,9 % le mois précédent.

La déflation s’est poursuivie au mois de mars, quoi que à un rythme modéré par rapport aux derniers mois de l’année 2009, s’élevant à 1,1% contre 1,7% au mois de décembre 2009.

La Banque du Japon a laissé son principal taux directeur inchangé à 0,1% et a décidé d’accorder des prêts à échéance d’un an aux banques commerciales pour encourager le crédit et faire échec à la déflation.

En Chine, le taux de croissance du PIB réel s’est élevé à 11,9% au premier trimestre 2010 en glissement annuel, soit la plus forte croissance enregistrée depuis le dernier trimestre 2007 ; dopé aussi bien par les demandes intérieure et extérieure.

L’indice des prix à la consommation s’est accru de 2,4% en mars 2010 contre 2,7% en février 2010.

Sur les marchés de changes internationaux, la situation a été marquée par la volatilité des taux de change de l’euro vis-à-vis du dollar mais globalement la monnaie européenne observe une dépréciation généralisée.

La nervosité des marchés est due principalement à la crise d’endettement public que connaît plusieurs pays de la zone euro comme la Grèce et plus récemment la Hongrie.

Au cours des trois derniers mois, le taux de change effectif nominal de l’euro s’est déprécié de 4,5%, revenant à un niveau inférieur à celui de 2009.

Le 5 mai 2010, l’euro cotait 1,29 dollar, soit 7,5% en dessous de son niveau de fin janvier 2010 et 7,3% en dessous de sa moyenne de 2009 et s’échangeait à 122,7 yen japonais, soit 2,8% en dessous de son niveau de fin janvier et 5,9% en dessous de sa moyenne de 2009.

Sur les marchés boursiers, l’évolution des principaux marchés européens a été fortement influencée par la situation de la Grèce, en dépit de la publication d’indicateurs macroéconomiques favorables aussi bien dans la zone euro qu’aux Etats-Unis et l’annonce de résultats satisfaisants des entreprises.

Entre fin mars et début mai 2010, les indices bousiers ont enregistré une baisse de 7,6% et 0,3% respectivement dans la zone euro et aux Etats-Unis. Au japon, le Nikkei 225 a également diminué de 0,3% durant cette même période.

 

Source : Banque Centrale Européenne, OCDE et EUROSTAT.

 

 

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