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CONJONCTURE
INTERNATIONALE POUR L'ANNEE 2007,
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La croissance nippone a continué de progresser au quatrième trimestre 2007 en s’établissant à 0,9% en rythme trimestriel contre 0,3% et -0,4% au cours des troisième et deuxième trimestres.
En termes annuels, le taux de croissance du PIB réel s’est élevé à 1,8% contre 1,9% au dernier trimestre de l’année précédente.
Pour l’ensemble de l’année, la croissance s’est élevée à 1,9% contre 2,2% en 2006.
L’activité a été soutenue par la robustesse des exportations nettes qui continuent de profiter de la dépréciation du yen et de l’investissement non résidentiel.
Les investissements résidentiels ont enregistré un repli considérable durant la seconde moitié de l’année suite à la révision de la loi régissant les pratiques dans le secteur de la construction en juin 2007. Conséquence, il y a eu ralentissement de l’octroi de nouveaux permis de bâtir.
Les dépenses des ménages ont augmenté de 1,6% en 2007 contre 0,9% en 2006 en dépit de la persistance des pressions à la baisse sur les salaires.
Du point de vue monétaire, la Banque du Japon a maintenu le statu-quo sur son principal taux directeur resté inchangé à 0,5% dans la mesure où l’inflation n’a pas suivi l’évolution escomptée.
Sur l’ensemble de l’année 2007, le taux d’inflation s’est accru de seulement 0,1% contre 0,2% un an plutôt.
En décembre 2007, l’indice des prix à la consommation s’est élevé de 0,7% après 0,6% en novembre 2007 en glissement annuel. Hors alimentation et énergie, la variation s’établirait à -0,1% en décembre 2007.
La Chine a continué d’observer une forte croissance en s’élevant à 11,2% au cours du quatrième trimestre contre 11,5% au trimestre précédent.
Sur l’ensemble de l’année, la croissance a atteint 11,4% contre 11,1% en 2006, soit sa cinquième année de croissance à plus de 10%.
Cette forte progression provient une fois de plus des exportations nettes et des investissements.
Les exportations ont augmenté de 21,3% en 2007 contre 23,9% en 2006 grâce à la diversification des marchés à l’exportation, tandis que la croissance des importations a enregistré un net ralentissement revenant de 16% à 11,9% grâce à la politique de substitution que la Chine a adoptée et qui consiste à substituer des produits importés par des équivalents nationaux moyennant une politique industrielle ciblée de la part des autorités chinoises.
Les investissements se sont accrus pratiquement au même rythme de l’année 2006, soit au taux de 15,1% contre 15% en 2006 ; ils ont été dopés par les résultats performants des entreprises et les investissements directs étrangers.
Cette surchauffe économique s’est accompagnée bien évidemment d’une accélération de l’inflation.
La hausse moyenne de l’indice des prix à la consommation s’est élevée à 4,5% en 2007 contre 1,6% en 2006.
La flambée des cours mondiaux de pétrole et le renchérissement des denrées alimentaires ainsi que l’accumulation d’importantes réserves qui ont atteint 1 528 milliards de dollars fin 2007, soit une augmentation de 43,32% sur un an, ont largement contribué à cette évolution.
La Banque populaire de Chine est intervenue en fondant la Chinese Investment Company d’un capital de 200 milliards de dollars provenant des réserves de change, le but étant d’accroître le rendement des réserves de change et de soutenir la politique intérieure.
Elle a également procédé au relèvement progressif du taux des réserves obligatoires des banques en le portant de 10% à 15% afin de contenir les anticipations d’inflation.
La crise financière a continué de tourmenter les marchés financiers mondiaux au quatrième trimestre 2007 et s’est poursuivie en 2008. Elle commence même à se propager aux pays émergents et en développement.
Le secteur financier, principale victime de la crise de l’immobilier, a essuyé d’énormes pertes liées aux « subprimes » estimées à plus de 300 milliards de dollars, ce qui a entraîné l’effondrement de ses actions en Bourse.
Victime des subprimes, la Bear Stearns, la cinquième banque américaine d’investissement a été rachetée par JP Morgan Chase pour 170 millions d’euros. La Banque emploie 14 000 personnes et effectuent des opérations sur le marché des dérivés de taux d’intérêt et de crédit pour le compte de plusieurs dizaines de banques internationales.
Le choc financier qui a éclaté en août 2007 et qui a été causé par la crise des « subprimes » a provoqué une pénurie de la liquidité sur le marché interbancaire, a affecté les fonds propres des banques tout en entraînant une réévaluation des risques.
Les principales Banques Centrales ont bien évidemment réagi face à cette situation en adoptant des politiques monétaires appropriées. D’importantes liquidités ont été injectées dans le système.
Certaines d’entre elles ont procédé à l’assouplissement de leurs politiques, le cas de la Réserve Fédérale et de la Banque d’Angleterre.
En outre, les inquiétudes des investisseurs quant à l’ampleur des retombées économiques et financières de la crise ont fortement alimenté la volatilité des cours boursiers.
En effet, les cours des actions ont beaucoup fluctué, ils diminuaient à mesure que les incertitudes et les craintes des investisseurs augmentaient vis-à-vis des perspectives de croissance.
Après avoir observé un rebondissement début octobre, les principaux indices boursiers ont commencé à baisser à partir de mi-octobre. Ainsi, entre mi-octobre et fin novembre, les indices Standard & Poor’s 500, Dow Jones Euro Stoxx et TOPIX ont affiché des pertes respectives de 4,4%, 2,6% et 7,6% en raison de la diminution de la croissance des bénéfices au cours du troisième trimestre et particulièrement aux Etats-Unis.
Ils ont rebondi considérablement entre fin novembre et début décembre face aux bons résultats de la dernière semaine de novembre pour ensuite fléchir à nouveau entre fin décembre 2007 et début janvier 2008.
Dans l’ensemble, les indices Standard & Poor’s 500 et Dow Jones Euro Stoxx ont reculé chacun d’environ 5% entre fin novembre 2007 et début janvier 2008, tandis que l’indice Nikkei 225 a perdu 7% de sa valeur durant la même période.
Les marchés des changes internationaux sont également affectés par les turbulences financières.
Le taux de change effectif réel du dollar américain a fortement diminué depuis mi-2007.
Le billet vert s’est beaucoup déprécié vis-à-vis de l’euro en clôturant l’année 2007 sur une baisse de 10% face à la monnaie unique.
Le 9 janvier 2008, l’euro cotait 1,47 dollars, soit 11,5% de plus que son niveau atteint au début de l’année.
En 2008, la monnaie américaine a poursuivi sa chute. Le 13 mars 2008, l’euro s’échangeait à plus de 1,56 dollars suscitant ainsi l’inquiétude de la Maison Blanche qui a toujours avancé qu’un dollar fort serait dans l’intérêt des Etats-Unis.
Il convient de signaler que l’effondrement du billet vert est la conséquence des mesures prises par la Fed pour sortir les banques de la crise.
Néanmoins, la faiblesse du dollar fait le bonheur des investisseurs en dehors de la zone dollar dans la mesure où la facture du pétrole est libellée en devise américaine.
-------------------------------------------------------------------------------- Source : FMI, BCE, Banque de Belgique, BRI, OCDE, Eurostat
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