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CONJONCTURE
NATIONALE POUR L'ANNEE 2007
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L’activité de l’économie tunisienne s’est consolidée au cours de l’année 2007 en affichant un taux de croissance du PIB réel de 6,3% contre 5,5% en 2006 et ce, grâce à l’évolution favorable des principaux indicateurs macroéconomiques.
S’agissant des projections pour l’année 2008, les services du FMI prévoient une croissance soutenue de l’ordre de 5,7%.
La Banque Centrale de Tunisie a poursuivi ses efforts en vue d’éponger l’excédent de liquidité sur le marché monétaire et maîtriser l’inflation.
L’indice de la production industrielle s’est nettement accéléré au cours de l’année 2007 en s’élevant à 9,4% contre 2,8% un an plutôt. L’activité industrielle s’est consolidée grâce à la production des industries manufacturières, en hausse de 8,2% contre 4,3% en 2006 et en particulier, les industries mécaniques et électriques (29,2% contre 19,4%) ; tandis que le secteur énergétique a accusé une nette reprise (16,1% contre -1,2%).
Le nombre de dossiers approuvés par le Copil dans le cadre du programme de mise à niveau s’est élevé à 2 658 à fin décembre 2007 contre 2 434 en 2006 pour un volume global d’investissements de 4 319 MDT dont les principaux bénéficiaires ont été les secteurs des industries des matériaux de construction, céramique et verre, de l’agroalimentaire et du textile, habillement avec des parts respectives de 21%, 19% et 19%.
La formation brute du capital fixe (FBCF) s’est élevée à 10 580 MDT contre 9 680 MDT en 2006, en hausse de 9,3%. Le secteur industriel a bénéficié de plus de 3 000 MDT, tiré vers le haut grâce à la performance des industries manufacturières et en particulier, celle des branches des industries mécaniques et électriques et du textile, habillement et cuirs où l’investissement s’est accru de respectivement 17,8% et 33,3% contre 12,5% et -6,25% un an plutôt. Par ailleurs, la croissance de l’investissement dans le secteur de l’énergie s’est inscrite en légère baisse (-0,4% contre une croissance de 91,5% en 2006)
En termes d’IDE, la Tunisie a enregistré une enveloppe de 2 157,9 MDT contre 1 589,7 MDT en 2006 et ce, compte non tenu des recettes de privatisation. Le secteur des industries manufacturières a bénéficié de 485,7 MDT en 2007 contre 347,4 MDT en 2006, suivi par le secteur des services avec 146,4 MDT.
Cette catégorie d’investissements a permis l’implantation de 271 nouvelles entreprises étrangères et l’extension de 222 autres unités déjà existantes ainsi que la création de 20 mille nouveaux emplois, soit l’équivalent de 24% du total des créations d’emplois.
Le solde commercial s’est détérioré en 2007 en affichant un déficit de 5 029,1 MDT contre 4 445,4 MDT en 2006 et ce, malgré la progression des exportations à un rythme plus rapide que les importations, soit respectivement de 24,8% et 22,2% contre 12,8% et 15,7% en 2006. Toutefois, le taux de couverture s’est amélioré de 1,6 point de pourcentage pour s’élever à 79,4 % contre 77,8% un an plutôt.
Le creusement du solde de la balance commerciale revient à la dégradation du solde alimentaire déficitaire de 426,8 MDT après un solde positif de 277,1 MDT en 2006.
En revanche, le solde de la balance énergétique est devenu bénéficiaire de 136,2 MDT, chose qui ne s’est pas produite depuis 1992, imputable essentiellement à l’accroissement de la production nationale de pétrole brut.
Durant les trois dernières années, les exportations énergétiques se sont élevées à 3 137,8 MDT, 2 017,6 MDT et 1 757,3 MDT respectivement en 2007, 2006 et 2005 en valeur et à 4 797 mille tonnes, 3 292 mille tonnes et 3 582 mille tonnes en volume.
S’agissant des services, le secteur touristique a enregistré 6 762 milliers d’entrées de non-résidents contre 6 549 mille en 2006, progressant ainsi de 3,3% contre seulement 2,7% un an plutôt ; tandis que les nuitées globales ont augmenté de 1,6% contre 1,7%. Les recettes touristiques se sont élevées à 3 045 MDT en 2007 contre 2 825 MDT en 2006.
Le déficit de la balance courante, rapporté au PIB, s’est situé à 2,6% contre 2% en 2006.
Le solde de la balance générale des paiements s’est replié en s’élevant à seulement 891 MDT contre un excédent de 2 773 MDT une année auparavant.
Les avoirs nets en devises se sont élevés à 9 582 MDT au terme de l’année 2007 malgré l’absence de recettes de privatisation importantes à l’instar de 2006, année au cours de laquelle, les avoirs se sont élevés à 8 705 MDT ; cependant, ils n’ont couvert que 141 jours d’importation contre 157 en 2006.
L’encours de la dette extérieure a baissé en 2007 pour se situer à 19 544 MDT contre 19 683 MDT en 2006. L’évolution des principaux paramètres de la dette révèle une diminution du taux d’endettement exprimant le rapport entre l’encours de la dette et le Revenu National Disponible Brut (RNDB) en revenant à 43,5% contre 47,2% un an plutôt. Le service de la dette s’est également replié en s’élevant à 3 183 MDT contre 3 881 MDT en 2006 ramenant, par conséquent, le coefficient du service de la dette à 11,2% des recettes courantes contre 16,4% en 2006.
En matière de finances publiques, la politique conduite par les Pouvoirs Publics semble porter ses fruits, le déficit budgétaire est revenu à 3% du PIB contre 3,2% en 2006.
Sur le plan monétaire, l’agrégat monétaire M3 s’est accru au rythme de 12,5 % contre 11,4% en 2006 reflétant la décélération des créances nettes sur l’extérieur (848 MDT contre 2 763 MDT en 2006) conjuguée à celle des créances nettes sur l’Etat (489 MDT contre 999 MDT). Quant aux concours à l’économie, ils se sont accrus de 9,7% contre 6,6% un an plutôt. Dans ce contexte et afin d’ajuster le niveau de la liquidité, la Banque Centrale est intervenue en relevant le taux de la réserve obligatoire de 3,5% à 5% (circulaire aux banques n°2007-26 du 30 novembre 2007).
Il est à noter que le taux de croissance du PIB aux prix courants s’est élevé à 8,9% en 2007 contre 9,4% en 2006.
Malgré la flambée des prix mondiaux de l’énergie et de l’alimentation ainsi que la dépréciation du dinar face à l’euro, le taux d’inflation a baissé en terme de moyenne annuelle en s’établissant à 3,1% en 2007 contre 4,5% en 2006.
Sur le marché des changes, le volume global des transactions au comptant s’est élevé à 35 566 MDT contre 33 098 MDT en 2006 et 27 595 MDT en 2005. Les opérations de devises contre dinar se sont accrues de 8,8%, tandis que les opérations de devises contre devises, elles n’ont évoluées que de 6,7%.
La part des opérations de devises contre dinar s’est élevée à 34% du volume global des transactions de change au comptant comme l’année précédente tout en continuant d’être régie par les échanges euro/dinar (59,5%) sachant que 90,9% des opérations ont été réalisées sur le marché interbancaire. L’intervention de la Banque Centrale de Tunisie s’est située en 2007 à 1 110 MDT contre 1 205 MDT en 2006.
Les opérations de change devises contre devises ont atteint un volume total de 23 328 MDT contre 21 855 MDT en 2006, dont plus de 96% ont été effectuées avec les correspondants étrangers.
S’agissant des opérations à terme, le montant global des transactions s’est situé à 3 941 MDT contre 2 418 MDT un an plutôt, soit 79,7% entre banques et entreprises.
Les transactions des Swaps de changes devises contre dinar ont continué de se développer en s’établissant à 1 696 MDT au terme de l’année 2007 contre 1 043 MDT en 2006 et 323 MDT en 2005.
En ce qui concerne l’évolution du dinar, ce dernier s’est déprécié en moyenne de 4,6% vis-à-vis de l’euro contre 3,5% un an plutôt. En revanche, il s’est apprécié de 3,9% par rapport au dollar américain contre une dépréciation de 2,4% en 2006. Le yen japonais a continué de se dévaluer au cours de l’année 2007, le dinar tunisien a ainsi réalisé une hausse de 5,3% vis-à-vis de la monnaie contre 3,2% en 2006.
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