Conjoncture nationale
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Le début de l’année 2010 a été caractérisé par l’amélioration des échanges commerciaux, notamment la reprise des exportations des industries manufacturières, et la progression des principaux paramètres du secteur touristique.
L’indice général de la production industrielle a clôturé l’année 2009 sur une baisse de 4,6% contre une hausse de 2,6% en 2008. Néanmoins, cette baisse a commencé à s’estomper vers la fin de l’année en rapport avec la reprise de la demande mondiale et la relance de l’activité dans les principaux pays industrialisés.
La production dans les industries manufacturières a reculé de 6% contre une croissance de 3,8% une année auparavant, notant que cette régression a touché la plupart des secteurs à l’exportation notamment les industries du textile, habillement et cuirs, et les industries mécaniques et électriques, qui ont évolué respectivement aux taux négatifs de 14,9% et 8,7% contre des croissances de 0,7% et 8,1% en 2008. Le secteur minier a reculé par rapport à l’année dernière, tandis que le secteur de l’énergie a renoué avec la croissance (1,7% contre -2,2%).
L’investissement industriel a connu une baisse au début de l’année 2010. Les investissements déclarés dans l’industrie ont diminué de 14,9% au mois de janvier en s’élevant 168,8 MDT contre 198,4 MDT une année auparavant sous l’effet de la contraction notable subie par les industries agro-alimentaires (-43,6%) et les industries mécaniques et électriques (-35,9%).
Au niveau des services, les investissements déclarés se sont inscrits à la baisse, en se situant à 54,9 MDT contre 72,3 MDT un an plus tôt à raison de 92% orientés vers le marché local et 8% en faveur des services totalement exportateurs.
Les investissements étrangers (IDE) se sont élevés à 2 382,5 millions de dinars au cours de l'année 2009 dont 2 304,2 millions de dinars d’investissements directs et 78,3 millions de dinars en portefeuille ; permettant la création de 15 841 nouveaux postes d’emploi dont 12 966 postes dans l’industrie manufacturière qui a totalisé un montant global de 657,6 MDT, soit 2,5% de plus que l’année dernière. Ils ont été également à l’origine de l’entrée en production de 206 nouvelles entreprises à participation étrangère et la réalisation de 221 opérations d’extension par des entreprises étrangères implantées en Tunisie.
Les échanges commerciaux ont enregistré une reprise au début de l’année 2010. Les exportations ont augmenté de 6,8% au mois de janvier 2010 après avoir baissé de 12,5% au même mois de l’année précédente, les importations se sont accrues de 36,9% ramenant le taux de couverture à 70,7% contre 90,6%. En revanche, le déficit commercial s’est creusé de 557 MDT.
L’évolution de la balance commerciale a été caractérisée par la détérioration du solde de la balance des biens d’équipement déficitaire de 532,1 MDT et le creusement du déficit de la balance des matières premières et demi produits de 75,4 MDT.
L’évolution du secteur du tourisme a été telle que les entrées de non résidents ont atteint 333,1 milliers de dinars au cours du mois de janvier 2010 contre 314,5 milliers de dinars en janvier 2009.
Le solde des paiements courants a enregistré en 2009 un déficit équivalent à 2,8% du PIB contre 4,2% en 2008.
Les avoirs nets en devises se sont élevés à 13 352,9 MDT en 2009 contre 11 655,8 MDT en 2008 permettant la couverture de 187 jours d’importation contre 139 en 2008.
L’évolution des principaux paramètres de la dette extérieure pour l’ensemble de l’année 2009 a été telle que le service de la dette a progressé pour s’établir à 2 918,1 MDT contre 2 608,3 MDT en 2008 et que le coefficient du service de la dette a été porté à 9,8% contre 7,7% un an plus tôt.
Sur le plan monétaire, la masse monétaire M3 s’est accrue de 1,4% en janvier 2010 contre 1,2% en janvier 2009. S’agissant des contreparties du système financier, les créances nettes sur l’extérieur ont enregistré une hausse de 154 MDT contre 551 MDT. Les créances nettes sur l’Etat se sont accrues de 145MDT contre un recul de 382 MDT un an plus tôt. Les concours à l’économie ont augmenté au même taux de 0,6%. La poursuite de la situation de surliquidité sur le marché monétaire au cours du mois de février 2010 a amené la Banque Centrale de Tunisie à intervenir pour réguler la liquidité bancaire et éponger un surplus de 949 MDT. Le taux d’intérêt au jour le jour sur le marché monétaire a fluctué entre 4,04 % et 4,20% en février contre un taux moyen de 4,07% au mois précédent.
S’agissant de l’évolution des prix, le taux d’inflation s’est élevé à 4,8% en janvier 2010 contre 3,5% une année auparavant.
Sur le marché des changes, le dinar tunisien s’est déprécié de 5,3% vis-à-vis du dollar américain depuis le début de l’année et jusqu’au 23 février 2010, tandis qu’il s’est apprécié de 0,3% par rapport à l’euro.
Du côté de la Bourse, l’indice Tunindex a clôturé le mois de janvier 2010 sur un gain de 8,84% contre 4,49% au mois précédent et 3,35% en janvier 2009.
Evolution des principaux indicateurs de l’activité bancaire (1) :
Il ressort de l’étude des indicateurs d’activité des banques cotées au cours de l’année 2009 un produit net bancaire global de 1 708 052 milliers de dinars contre 1 587 725 milliers de dinars en 2008, réalisant ainsi une hausse de 7,6%. Le PNB le plus élevé s’est situé à 274 396 milliers de dinars contre 260 538 milliers de dinars en 2008.
La meilleure marge globale (2) s’est élevée à 215 531 milliers de dinars contre 198 693 milliers de dinars en 2008.
La marge globale totale de l’ensemble des banques s’est accrue de 5,9% en 2009 contre 13% en 2008 ramenant le taux de rentabilité (calculé à partir de la marge globale en fonction du PNB) de 80,2% à 78,9% d’une année à l’autre.
En termes de marge d’intérêts (3), la meilleure marge réalisée s’est élevée à 164 308 milliers de dinars contre 153 186 milliers de dinars en 2008 ; tandis que la marge sur commissions (4) la plus élevée a été portée à 51 223 milliers de dinars contre 45 507 milliers de dinars en 2008.
Le coefficient d’exploitation (5) s’est établi à 45,6% contre 44,6% un an plus tôt. Cette évolution est imputable à l’augmentation des charges opératoires à un taux plus élevé (10% contre 6,2%) et la décélération du rythme d’évolution du PNB global (7,6% contre 13,7%).
L’encours net des crédits s’est élevé de 9,7% en 2009 contre 15% en 2008 ; tandis que l’encours des dépôts a enregistré une augmentation de 13% contre 15,6% un an plus tôt, ramenant le taux de transformation (6) à 92% contre 94,7% un an plus tôt.
Le taux de couverture des créances, défini par l’encours des dépôts en fonction du montant des crédits, s’est établi à 108,7% contre 105,6% en 2008.
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Source : BCT, BVMT, API, FIPA et INS.
- : l’étude a porté sur les 11 banques cotées de la place, il s’agit de la BIAT, BNA, STB, BH, Attijari Bank, Amen Bank, BT, ATB, UBCI, UIB et BTE.
- Marge globale = marge d'intérêts + marge sur commissions
- Marge d'intérêts = intérêts reçus - intérêts versés.
- Marge sur commissions = commissions perçues - commissions versées.
- Coefficient d’exploitation = charges opératoires/PNB.
- Taux de transformation = crédits / dépôts.
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