LES
SICAR.
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I- Qu’est-ce qu’une
SICAR ?
Les SICAR
sont des sociétés d'investissement
dont l’objet est :
- la participation, (pour leur
propre compte ou pour le compte
des tiers), en vue de sa rétrocession,
- le renforcement des fonds propres.
II. A quoi servent-elles ?
Les Sociétés
d'Investissement à Capital
Risque (SICAR)
se proposent de renforcer les fonds
propres des petites et moyennes entreprises
et des entreprises installées
dans les zones de développement
régional ainsi que les entreprises
qui font l'objet de mise à
niveau :
- des entreprises promues par les
nouveaux promoteurs, dans le cadre
du code d'incitation aux investissements,
- des entreprises implantées
dans les zones de développement
régional,
- des entreprises objet d'opérations
de mise à niveau,
- des entreprises en difficultés
économiques et bénéficiant
de mesures de redressement,
- des entreprises réalisant
des investissements permettant de
promouvoir la technologie ou sa
maîtrise ainsi que l'innovation
dans les secteurs économiques.
Depuis la promulgation de la loi relative
à cette catégorie de
sociétés à fin
1999, 22 SICAR sont en activité
et gèrent des ressources qui
s'élèvent à 157
MD.
III. Comment
?
Les SICAR
qui peuvent effectuer des opérations
connexes compatibles avec leur objet,
après autorisation du CMF,
se caractérisent par:
- Les moyens d'intervention au
moyen de la souscription et/ou de
l'acquisition
*
d'actions ordinaires,
*
d'actions à dividendes prioritaires
sans droits de vote,
*
de certificats d'investissements,
de titres participatifs,
* d'obligations convertibles en
actions et
*
de parts sociales et d'une façon
générale de toute
les catégories
assimilées à des fonds
propres conformément
à la législation et
à la réglementation
en vigueur.
- Les participations doivent faire
l'objet de conventions avec les
promoteurs fixant les modalités
et les délais de la réalisation
des rétrocessions. Ces participations
ne doivent pas constituer la majorité
du capital.
- Les ressources sont composées:
*
du capital, des réserves
et des autres fonds propres,
*
de ressources sous forme de fonds
à capital risque qui comprennent:
*
des ressources assimilées
à des fonds propres dont
les conditions sont liées
aux résultats fiancés
sur ces ressources,
*
des ressources spéciales
mises à sa disposition, à
gérer pour le compte de tiers,
*
des dotations provenant du budget
de l'Etat, à gérer
en vertu d'une convention à
conclure avec l'Etat.
Le capital minimum libéré
des SICAR ne peut être inférieur
à 500 000 TND;
- Les dispositions fiscales.
IV. Quelles incidences fiscales
?
Dans la mesure où les revenus
sont réinvestis dans la souscription
au capital des SICAR ou placés
auprès d'elles dans les fonds
de capital risque (et à condition
qu’ils ne soient pas retirés
pendants une période de 5 ans
à partir du 1.ier janvier de
l'année qui suit celle du placement),
ces revenus bénéficient
de dispositions fiscales spéciales.
V. Comment ?
Le bénéfice de cet
avantage est subordonné à:
- la tenue d'une comptabilité
régulière conformément
aux dispositions du code du commerce
et ce, pour les personnes qui exercent
une activité commerciale
ou une profession non commerciale
telle que définies par le
code de l'impôt sur le revenu
des personnes physiques et l'impôt
sur les sociétés;
- l'émission de nouvelles
actions;
- la non réduction du capital
pendant une période de 5
ans, à partir du 1er janvier
de l'année qui suit celle
de la libération du capital
(sauf dans le cas de réduction
pour résorption de pertes);
- la présentation, lors
du dépôt de la déclaration
de l'impôt, par les bénéficiaires
de la déduction, d'une attestation
de libération du capital
souscrit ou d'une attestation de
placement délivrée
par la société d'investissement
de capital risque et d'une attestation
justifiant de respect, par la société
des conditions prévues par
la loi 88-92.
- La plus value de cession des actions
et des parts sociales réalisées
par les SICAR est déductible
du bénéfice imposable.
V. Qui est concerné
?
- Tous les agents qui disposent
de capacité de financement
;
- Les entreprises qui ont un besoin
de financement et qui sont susceptibles
d’offrir une participation
au capital, dont notamment :
o
Les entreprises implantées
dans les zones de développement
régional,
o
les entreprises objet d'opérations
de mise à niveau,
o
les entreprises en difficultés
économiques et bénéficiant
de mesures de redressement,
o les entreprises réalisant
des investissements permettant de
promouvoir la technologie ou sa
maîtrise ainsi que l'innovation
dans les secteurs économiques.
VI. Quelles incidences ?
- Pour l’entreprise :
*Bénéficier
le l’effet de levier des fonds
propres,
*Réduire le taux d’endettement…
- Pour l’épargnant
et/ou le SICAF :
*Se diversifier,
*Réduire les risques relatifs
aux investissements…
VII. Références
légales et réglementaires:
- Loi n°76-18 du 21 janvier 1976
portant refonte et codification de
la législation des changes
et du commerce extérieur régissant
les relations entre la Tunisie et
les pays étrangers, modifiée
par la loi n°95-87 du 30 octobre
1995.
- Loi n°88-92 du 2 août
1988 sur les sociétés
d’investissement telle que modifiée
et complétée par les
textes subséquents.
- Loi n°92-107 du 16 novembre
1992 portant institution de nouveaux
produits financiers pour la mobilisation
de l’épargne.
- Loi n°93-120 du 27 décembre
1993 portant promulgation du code
d’incitation aux investissements
complétée par la loi
n°97-79 du 25 octobre 1997.
- Loi n°94-117 du 14 novembre
1994 portant réorganisation
du marché financier.
- Loi n°95-88 du 30 octobre 1995
portant dispositions fiscales relatives
aux sociétés d’investissement.
- Loi n°96-112 du 30 décembre
1996 relative au système comptable
des entreprises.
- Loi n°99-92 du 17 août
1999 relative à la relance
du marché financier.
- Loi n°2000-35 du 21 mars 2000
relative à la dématérialisation
des titres.
- Loi n°2000-82 du 9 août
2000 portant promulgation du code
des droits et procédures fiscaux.
- Loi n°2000-93 du 3 novembre
2000 portant promulgation du code
des sociétés commerciales.
- Loi n°2001-65 du 10 juillet
2001 relative aux établissements
de crédit.
- Loi n°2001-83 du 24 juillet
2001 portant promulgation du code
des organismes de placements collectifs.
- Loi n°2001-91 du 7 août
2001 portant simplification des procédures
spécifiques aux autorisations
administratives délivrées
par les services du ministère
des finances dans les diverses activités
qui en relèvent.
- Loi n°2001-117 du 6 décembre
2001 complétant le code des
sociétés commerciales.
- Décret n°77-608 du 27
juillet 1977 fixant les conditions
d’application de la loi n°76-18
du 21 janvier 1976 et portant refonte
et codification de la législation
des changes et du commerce extérieur
régissant les relations entre
la Tunisie et les pays étrangers.
- Décret n°89-530 du 22
mai 1989 portant application de la
loi n°88-111 du 18 août
1988 relative à la réglementation
des emprunts obligataires.
- Décret n°93-2542 du 27
décembre 1993 portant composition
et modes de fonctionnement de la commission
supérieure des investissements.
- Décret n°96-2459 du 30
décembre 1996 portant approbation
du cadre conceptuel de la comptabilité.
- Décret n°97-410 du 21
février 1997 fixant la composition
et le fonctionnement de la CAREPP
ainsi que la composition et les attributions
du CTP, tel que modifié et
complété par le décret
n°98-1440 du 13 juillet 1998.
- Décret n°99-1781 du 9
août 1999 modifiant le décret
n°97-2462 du 22 décembre
1997 fixant les conditions et les
modalités d’émission
et de remboursement des Bons du Trésor
Assimilables - BTA-
- Décret n°99-1782 du 9
août 1999 modifiant le décret
n°97-2462 du 22 décembre
1997 fixant les conditions et les
modalités d’émission
et de remboursement des Bons du Trésor
à Court Terme -BTC-
- Décret n°99-2478 du 1er
novembre 1999 portant statut des intermédiaires
en bourse.
- Décret n°99-2773 du 13
décembre 1999 relatif à
la fixation des conditions d’ouverture
des CEA, des conditions de leur gestion
et de l’utilisation des sommes
et titres qui y sont déposés.
- Décret n°2001-2278 du
25 septembre 2001 portant application
des dispositions des articles 15,
29, 35, 36 et 37 du code des organismes
de placement collectif promulgué
par la loi n°2001-83 du 24 juillet
2001.
- Décret n°2001-2728 du
20 novembre 2001 relatif aux conditions
d’inscription des valeurs mobilières
et aux intermédiaires agrées
pour la tenue des comptes en valeurs
mobilières.
- Arrêté du Ministre
des Finances du 26 septembre 1991
fixant les conditions et les modalités
d’émission et de remboursement
des bons du trésor, tel que
modifié par l’arrêté
du Ministre des Finances du 16 novembre
1993.
- Arrêté du Ministre
des Finances du 27 mars 1996 fixant
les taux et les modalités de
perception des redevances et commissions
perçues par le CMF et la BVMT.
- Arrêté du Ministre
des Finances du 31 décembre
1996 portant approbation de normes
comptables.
- Arrêté du Ministre
des Finances du 22 janvier 1999 portant
approbation des normes comptables
relatives aux OPCVM.
- Arrêté du Ministre
des Finances du 22 janvier 1999 portant
approbation des normes comptables
techniques.
- Arrêté du Ministre
des Finances du 25 mars 1999 portant
approbation des normes comptables.
- Arrêté du Ministre
des Finances du 26 juin 2000 portant
approbation de normes comptables sectorielles
relatives aux opérations spécifiques
aux entreprises d’assurance
et ou de réassurance, à
la présentation de leurs états
financiers et à leur contrôle
interne et à l’organisation
comptable.
- Règlement du CMF relatif
à l’APE du 17 novembre
2000.
- Règlement général
de la bourse.
- Décision générale
du CMF n°1 du 5 novembre 1997
portant sur la constitution des dossiers
des demandes d’approbation d’acquisition
de valeurs mobilières de sociétés
établies en Tunisie par des
étrangers, soumises à
la CSI.
- Décision générale
du CMF n°2 du 24 avril 2000 relative
aux moyens humains et matériels
nécessaires à l’exercice
de l’activité d’intermédiaire
en bourse.
- Décision générale
du CMF n°3 du 24 avril 2000 relative
aux documents requis pour les dossiers
d’agrément de principe
et les dossiers d’agrément
définitif d’un intermédiaire
en bourse ainsi que pour toutes les
modifications ultérieures de
l’agrément.
- Décision générale
du CMF n°4 du 24 avril 2000 relative
à la liste des activités
dont l’exercice requiert la
détention d’une carte
professionnelle pour les personnes
placées sous l’autorité
d’un intermédiaire en
bourse ou agissant pour son compte
ainsi que les conditions de délivrance
et de retrait de ces cartes.
Conseil du Marché Financier.
- Décision générale
du CMF n°5 du 24 avril 2000 relative
aux mentions essentielles devant figurer
dans le formulaire d’ouverture
d’un compte auprès d’un
intermédiaire en bourse.
- Décision générale
du CMF n°6 du 24 avril 2000 relative
aux taux de risque pour l’évaluation
des risques encourus par les intermédiaires
en bourse par catégorie de
valeurs mobilières et type
de marché.
- Décision générale
du CMF n°7 1er juin 2001 relative
au démarchage financier.
Avis du CMF relatif aux opérations
soumises à l’approbation
de la CSI.
- Les règlements de parquet
de la BVMT n°99-02 à n°99-14.
- Les instructions de la STICODEVAM
(n°1 à n°33).
- Le cahier des charges des SVT.
- Le règlement du cahier des
charges du Fonds de Garantie du Marché.
Conseil du Marché Financier.
Liste
des fiches disponibles.
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